Galerie Arts 06

Galerie Arts 06

Expositions 2011

 

 

30 Novembre 2011 - 30 Janvier 2012

OMBRES & autres corps, peintures de Stéphanie Ferrat

 

 

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Présentation

 

Face à la peinture de Stéphanie Ferrat, il faut un peu de temps pour reconnaître ce qu'on connaît déjà. Car nous ne sommes pas ici devant une peinture qui s'impose à grands cris, plutôt devant une œuvre qui serait posée là depuis longtemps, dont on croiserait la route par hasard, au carrefour de laquelle on s'asseoirait un temps ; le temps de se reposer, le temps de comprendre que c'est de là que l'on vient.

 

On se retrouve face à cette peinture comme face à une terre remuée, remuée par le dessous, mue et roulée par de puissants travaux intérieurs, et dont il ne resterait sur la couche de papier fragile pour témoigner de tous ces combats, qu'une douce clarté. Comme si toute la peine avait été effacée, qu'il ne restait plus que la forme suspendue, la forme intérieure rendue à l'apparence.

 

Une oeuvre qui ne serait pas « peinte » - dont les pigments auraient été simplement recueillis et rendus au papier - qui serait là. Une oeuvre végétale, minérale, qui existerait moins pour la peinture, pour la beauté de la peinture, que pour le monde, la réalité sous - jacente du monde et des ombres qui le traversent.

 

 

Le Mot de l'artiste

 

Du regard viennent les formes

origines lointaines

des puits, des gorges

troncs répétés.

 

Il faut étouffer le contour

pour que vibre le centre

 

cet espace du monde, sans voix

où les lignes traversent

et les corps attendent.

 

Chercher le sens par les mains

par la terre d’ombre.



Stéphanie Ferrat

 

L'artiste

 

Stéphanie Ferrat est née à Aix-en-provence en 1972, elle vit dans le Var. Plasticienne et poète, elle compte plusieurs expositions ainsi qu'une dizaine de recueils de poésie publiés. Elle a animé pendant près de dix ans la galerie Remarque à Trans-en-Provence, et s'occupe aujourd'hui des éditions pavupapri, qui mêlent textes poétiques et illustrations originales.


 


 

 

1er Octobre - 28 Novembre 2011

 

Originel, peintures de Jean-François Jeannet

 

Originel-J.F.Jeannet

 

 

De grandes formes géométriques dévorent le cadre. Comme si le peintre avait isolé un détail dans une composition plus grande, un alphabet plus large, pour en isoler une parcelle. Des signes parcellaires transformés en lignes droites, en angles, en juxtaposition. On y cherche une signification, une signification arrachée à la partie absente de l'oeuvre.

 

Car il s'agit bien ici d'une tension entre absence et présence. Jean-François Jeannet a travaillé son motif, sa matière sur papier avant de le coller sur la toile. Il en résulte 9 tableaux qui donnent à voir ce qui n'est plus. Une mémoire de la matière travaillée à priori, dans un temps autre, une impression de matière : une peinture fossile, un langage qui aurait existé avant la toile, et dont la toile est la mémoire.

 

« Originel » développe dans son impact visuel un langage urbain, constitué de signes forts, comme une réalité vue de trop près, sans recul. L'accumulation des toiles - des signes - crée l'alphabet, le langage et la compréhension originelle, mais la partie droite de chaque toile reste elle plongée dans l'ombre, et sous cette couche obscure se joue la perte de la signification, dont on ne peut qu'approcher le résidu, la parcelle, la trace. 

 

 


 

10 Août - 28 Septembre 2011 

 

Glyphes, gravures de Jacqueline Ricard

 

Fontanalba    Ricard - Galicia-180

 

 

Le travail de Jacqueline Ricard est fondé sur la trace et sur la mémoire. Le choix de la gravure témoigne de cette nécessité de « creuser » une trace de son passage sur la matière. Matière terrestre pour les hommes de temps reculés, auprès desquels Jacqueline Ricard va chercher ses motifs : Fontanalba, Iniridu, Paracas, Galice, tous ces lieux qui transmettent, par des dessins sur les parois, la présence de l'homme à travers les âges. 

 


 


 

16 Mai - 11 Juillet 2011


Le Mot et L'Image - Autour des éditions Mémoire Vivante

 

affiche expo-MV

 

Le Mot et l'Image présente des œuvres d'artistes qui ont la particularité de savoir se mettre au service d'un texte poétique. Qu'il s'agisse de Michel Madore, Eric Delmare, Sébastien Bonnargent, Isabelle Cornaro, Louis-Marie Catta ou encore Jean Le Guen, tous, au carrefour de leur expression personnelle et de la rencontre avec le poète, tendent la main vers ce qui fait l'autre, ce qui fait soi. L'exposition, en regard du travail de ces plasticiens, montre comment les images s'articulent avec les textes d'auteurs publiés aux éditions Mémoire Vivante, tels que Francis Gueury, Gilles-Antoine Langlois, Simone Brun, François Heusbourg, Michel Jamet...

 

Depuis 1994 les éditions Mémoire Vivante, créées par Francis Gueury, ont développé leur activité autour de deux nécessités : l’art et la poésie. 

 Carnets d’atelier, poésie contemporaine, essais artistiques et quelques grands textes du patrimoine littéraire : tous sont publiés avec un souci permanent de qualité, afin de proposer au lecteur des collections sobres et élégantes. Au fil des années s'est composé un catalogue ouvert et multiple, composé d’auteurs fidèles rejoints tous les ans par de nouveaux venus.

Mémoire Vivant croit que l’édition, et tout particulièrement l’édition indépendante, a pour devoir de prendre le risque de publier et faire connaître les poètes d’aujourd’hui qui seront la mémoire de demain. Car éditer est acte de mémoire. 

 


 

9 Mars - 9 Mai 2011

 

Adrien Rozzatti - Corps

 

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Neuf corps surgissent du noir, des corps mais pas vraiment des silhouettes, dans le sens où la silhouette découpe et définit une forme humaine dans la lumière. Ici, ce n'est pas une forme humaine qui se découpe, mais la forme humaine qui se trouve coupée. Non pas par la lumière, le contre-jour ou l'horizon, mais par le noir.

 

Ce n'est plus d'une forme humaine identifiable qu'il s'agit, d'un homme, d'une femme, mais bien de corps soudainement arrêtés, détournés pars des ombres impossibles. Corps que l'on ne parvient pas à situer, perdus dans un espace aboli qui devrait pourtant être verrouillé par le format des toiles, tous identiques et carrés. Le jeu de composition, la place occupée par les corps dans la toile vient contredire le format, ils semblent perdus, égarés. Egarés mais jamais flottants, jamais évanescents. Ils sont pris dans leur pose.

 

Que font-ils ? Qui sont-ils ? Ces deux questions, on ne se les pose pas tout de suite. Car ces neuf corps n'ont pas de visage. Et cette absence commence par interrompre le premier sentiment de compassion, nul ancrage possible dans l'émotion d'un visage, nul oeil à prendre, nul regard à croiser. Sculptés dans des ombres incohérentes, ces corps dont les extremités tiennent plus du moignon que du membre, viennent contredire l'homme : ni lieu, ni face.

 

Face à cette double contradiction du format et de l'homme, le spectateur, s'il ne reforme pas le visage absent, le devine. C'est précisemment dans cette extraoplation, dans cette divination que l'émotion naît. C'est finalement le spectateur qui recrée l'humain que le peintre a soustrait de la toile. De ces corps avachis, agenouillés, seuls, recroquevillés, de dos ou de face, debout ou assis, le spectateur fait un homme qui navigue à mi-chemin entre soi et autre.

 

Que font-ils ? Qui sont-ils ? Ce ne sont plus ces questions qui surgissent, mais une autre, confronté à ces neufs solitudes égarées, dont le destin semble emprisonné dans une vaste inconnue sombre perçée ça et là d'ouvertures grises (une porte hostile, une colline crucifiée, l'ouverture d'un ciel dans une caverne), à peine des paysages, à peine des directions, le spectacteur formule enfin cette question « qui d'autre que soi ? »

 


 

10 Janvier - 7 Mars 2011

 

Carole Boubli - Fragments


expo-boulbi   La-Nef-de-l-Abeille.jpg   Mosaique-Carole-Boubli.jpg

 

La richesse des matériaux, marbres, ciment, or, smalt, et jusqu'à l'utilisation de végétaux, voire même jusqu'au cadavre d'une abeille, caractérisent la curiosité du travail de Carole Boubli, qui semble envisager sa pratique de la mosaïque de la même façon qu'un peintre questionne la peinture : couleurs et formes en premier lieu. L'oeuvre naissante de Carole Boubli bénéficie de toutes les qualités que lui apporte sa jeunesse, et la vitalité de son regard sur le monde. La fécondité des thèmes abordés, la vibration foisonnante des matières et des couleurs, le tout servi par une grande rigueur opératoire participer à donner un regard neuf à la pratique de la mosaïque.

 

Carole Boubli est née à Montreuil en 1985. C'est à la sortie d'un cours de dessin qu'elle découvre l'atelier des gens qui « dessinent avec les pierres », elle intègrera à 13 ans l'atelier de mosaïque d'Antoine De Croze. Elle participe à différentes manifestations : expositions diverses, démonstrations et présente notamment son travail à Montreuil lors des portes ouvertes des ateliers d'artistes ainsi qu'au festival 2005 des Murs à Pêches. Suivent deux ans d'arts plastiques à l'université de St Denis et sort diplômée de l'Ecole des Mosaïstes du Frioul à Spilimbergo ( Italie) au terme de trois ans d'études. L'Académie des Beaux Arts de Ravenne lui permet de se perfectionner dans le mariage des divers matériaux ainsi qu'avec le jeu de la lumière sur les différentes surfaces. Elle y rencontre le mosaïste Marco De Luca qui l'inspirera particulièrement. Elle obtient le 2ème prix aux Rencontres Internationales de mosaïque de Chartres. Aujourd'hui Carole vit et travaille à Nice, où elle s'occupe notamment de son association Mosaïcité.



  
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